

Un climat de confusion et de désordre semble s’installer dans le secteur du contrôle technique des véhicules à Kinshasa. Au cœur de cette situation se trouve un conflit de reconnaissance entre la Société de Transport et d’Automobile (STA) et les agents de l’Hôtel de Ville lors des contrôles routiers.
En effet, plusieurs véhicules, notamment des poids lourds, des véhicules portant des plaques de l’État ainsi que ceux disposant de plaques IT, sont régulièrement interpellés par les agents de l’Hôtel de Ville malgré le fait qu’ils aient déjà effectué leur contrôle technique auprès de la STA, structure habilitée à effectuer ces opérations.
Selon certaines correspondances administratives émanant du Secrétaire général du ministère des Infrastructures et Travaux Publics, les contrôles techniques effectués au sein de la STA devraient être reconnus. Pourtant, sur le terrain, les agents de l’Hôtel de Ville semblent ignorer totalement cette disposition et procèdent à l’interception systématique de ces véhicules.
Cette situation crée une véritable confusion administrative et expose les conducteurs à des contrôles répétés, parfois accompagnés de sanctions ou d’immobilisations injustifiées de leurs véhicules. Plusieurs observateurs dénoncent ainsi un désordre organisé dans ce secteur pourtant censé être réglementé.
La question qui se pose aujourd’hui est simple : qui a réellement compétence dans ce domaine ?
D’un côté, la STA qui délivre les attestations de contrôle technique, et de l’autre, les agents de l’Hôtel de Ville qui refusent d’en reconnaître la validité.
Ce flou administratif met également en cause la coordination entre les institutions publiques, notamment entre le ministère des Infrastructures et Travaux Publics et l’Hôtel de Ville de Kinshasa. Sans clarification rapide, cette situation risque d’alimenter davantage les tensions entre les conducteurs, les transporteurs et les autorités chargées du contrôle routier.
Face à ce désordre, de nombreuses voix appellent à une mise au point officielle afin de déterminer clairement les compétences de chaque institution et d’éviter que les usagers de la route ne soient victimes d’un conflit administratif dont ils ne sont pas responsables.
Dans un secteur aussi sensible que celui du transport et de la sécurité routière, la cohérence et le respect des décisions administratives restent essentiels pour éviter toute dérive et restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. LE TONNERRE